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100e session de la Conférence internationale du Travail : le Luxembourg préside la Commission sur la protection sociale.

Publié le mercredi 01 juin 2011

100e session de la Conférence Internationale du Travail

 

Commission pour la discussion récurrente sur la protection sociale

 

Réunion du 1er juin 2011

 

 

Discours d’ouverture du Président

 

Mesdames et Messieurs les membres de la commission,

Mesdames et Messieurs les représentants gouvernementaux, Mesdames et Messieurs les travailleurs et les employeurs,

Mesdames et Messieurs les membres du Secrétariat,

Mesdames et Messieurs,

C’est avec émotion et avec gratitude que j’accepte la présidence de cette commission que vous venez de me confier cela d’autant plus que cette Commission se réunit cette année à une occasion historique : celle de la 100ième session de la Conférence Internationale du Travail.

Cette présidence est un honneur pour le gouvernement que je représente, pour mon pays, le Luxembourg, et pour moi-même. Elle est l’expression d’un témoignage de confiance. Je m’engage à tout faire pour la mériter.

Cette Commission se réunit dans de cadre du suivi de la Déclaration de l’OIT sur la justice sociale pour une mondialisation équitable.  

 

Nous sommes reconnaissants au secrétariat pour les différents rapports qui nous ont été soumis. Ils représentent une contribution précieuse et importante pour nos travaux. Ils sont aussi  une très grande source d’information et d’inspiration.

La sécurité sociale est un droit fondamental de la personne humaine, de toute personne humaine.

Quelque 20 % seulement de la population mondiale ont accès à la sécurité sociale.

Ce qui nous montre le chemin qui reste à parcourir pour la réalisation de ce droit.

Plus d’un milliard d’êtres humains vivent dans une grande pauvreté.  

Le chômage, le manque ou même l’absence de ressources surtout pour les personnes âgées, la maladie, et l’invalidité sont autant de causes de souffrances pour des centaines de millions.

Cette situation est inacceptable. Elle doit être redressée. Nous nous sommes engagés à réaliser, d’ici 1015, tous les objectifs du Millénaire pour le développement.

Les réformes des systèmes de sécurité sociale, en cours dans nombre de pays, surtout industrialisés, sont complexes et difficiles.

Elles ne doivent toutefois pas nous faire oublier que les dernières années sont  riches en enseignements positifs.

Premièrement, la crise économique et financière nous a montré à quel point les systèmes de sécurité sociale peuvent jouer un rôle d’amortisseur et permettent d’atténuer l’impact social et économique de la crise.

Deuxièmement, le rôle de la sécurité sociale dans le développement économique est de mieux en mieux reconnu. Elle est aussi reconnue de plus en plus comme un instrument puissant de lutte contre la pauvreté et l’inégalité.

Troisièmement, un nombre croissant de pays émergents et aussi à bas revenu ont été en mesure de mettre en place des politiques et des actions innovatrices dans le domaine de la protection sociale et cela avec un succès réel et encourageant.

La déclaration tripartite de Yaoundé sur la mise en œuvre d’un socle de sécurité sociale est aussi un message d’espoir.

Quatrièmement, un intérêt nouveau pour cette question se manifeste au niveau international. Les représentants de différentes organisations internationales nous présenteront leurs vues vendredi prochain. Nous aurons aussi l’occasion de donner la parole en particulier à Madame Bachelet, ancienne Présidente du Chili qui dirige le Groupe consultatif de la protection sociale mis en place par les Chefs des Organisations Internationales.  

Nous connaissons la diversité de pays ici représentés, la diversité des expériences gagnées par les uns et par les autres. Les travaux de notre Commission nous permettront de tirer toutes les leçons des systèmes et politiques mis en place, de les valoriser pour développer nos approches pour le futur en vue d’un renforcement et d’une extension aussi larges et concrets que possible.

Je souhaite que nos travaux puissent être menés

-  dans une atmosphère de travail agréable et constructive

-  avec l’ambition d’aboutir à des conclusions qui répondent aux attentes de nous tous  

Nous aurons tous à cœur de respecter nos règles et procédures de travail convaincus que cela facilitera le succès de nos travaux 

Je serai à l’écoute de vous tous - représentants de gouvernements, employeurs et travailleurs -, dans cette salle et en dehors de cette salle, au cours des réunions et entre les réunions.

Je travaillerai en coopération étroite et continu en particulier avec mes deux Vice-Présidents et avec l’appui du secrétariat.

Travaillons ensemble pour poser les fondements d’une sécurité sociale garante de plus de justice sociale et d’une mondialisation plus équitable.

Je vous remercie.

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