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Le rapport du Luxembourg devant l’Examen Périodique Universel

Publié le jeudi 18 janvier 2018

La délégation inter-ministérielle menée par M. le Ministre Asselborn

  

Dans le cadre du 3e Examen périodique universel (EPU) du Luxembourg par le Conseil des droits de l'homme, Jean Asselborn, accompagné de sa délégation, a présenté au Groupe de travail chargé de l'EPU les mesures prises par le Luxembourg et les efforts réalisés dans le but de s'acquitter de ses obligations et engagements dans le domaine des droits de l'homme.

Le ministre a illustré la stratégie générale du Luxembourg en matière de droits de l'homme, qui consiste notamment à appuyer les activités du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et de son Bureau, à renforcer le multilatéralisme efficace, avec les Nations Unies en son centre. Le ministre a insisté sur le caractère universel, indivisible et inaliénable des droits de l’homme.

Conformément au processus de l’EPU par le Conseil des droits de l’homme, qui consiste à passer en revue, à intervalles réguliers, les réalisations de l’ensemble des Etats membres de l’ONU dans le domaine des droits de l’homme, Jean Asselborn s’est ensuite soumis à l’examen par quelque 80 Etats membres, qui sont intervenus pour faire des recommandations au Luxembourg.

Dans sa présentation liminaire et dans ses réponses aux interventions des délégations, Jean Asselborn est revenu en détail sur tous les efforts réalisés depuis les recommandations du dernier EPU en 2013, en relevant la mise en place en mai 2015 du Comité interministériel des droits de l’homme (CIDH) afin d’améliorer la coordination nationale, ainsi que l’étroite coopération avec la société civile, qui fait partie intégrante des travaux du CIDH. "Au Luxembourg, la promotion des droits humains est un travail d’équipe" s’est félicité le ministre.

Le ministre a mis en avant les mesures prises par le gouvernement luxembourgeois pour progresser en ce qui concerne les droits de l’enfant et la protection des enfants, les droits des personnes LGBTI et la non-discrimination, la lutte contre toutes les formes d’esclavage et la traite des êtres humains, la justice restaurative, les droits des migrants et des réfugiés, les droits civils et politiques, les droits des personnes handicapées et l’égalité des sexes.

"Le Luxembourg est un membre fondateur des Nations unies et un fervent défenseur de l’ordre international fondé sur les normes et la primauté du droit : le multilatéralisme est en quelque sorte dans notre ADN" a déclaré Jean Asselborn. Pour le ministre, il s’agit de prendre ses responsabilités : "à une époque où des millions d’hommes, de femmes et d’enfants doivent craindre pour leur vie en raison d’un conflit armé, d’une menace de guerre ou d’un déplacement forcé, à l’heure où d’aucuns se croient permis d’émettre des propos insultants envers des individus ou des collectivités entières, des propos qui font fi de tout sens d’humanité, il est plus important que jamais d’être à la hauteur de nos responsabilités pour renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme". 

Jean Asselborn a constaté que "nous vivons une époque particulière. Certes, nous avons réussi à faire des progrès normatifs très réels depuis la création des Nations unies. Mais en même temps, les droits de l’homme et ceux qui les défendent se trouvent attaqués de tous côtés". Le ministre a conclu en lançant "un appel à nous tous, Etats membres, ainsi qu’à la société civile, dont l’apport au Conseil des droits de l’homme est indispensable : redoublons d’efforts pour œuvrer à un tel ordre, où les droits de tous les individus et de tous les peuples sont respectés, protégés et promus. Le Luxembourg continuera de travailler inlassablement dans cette direction". 

Au cours de son déplacement à Genève, le ministre Asselborn a eu une entrevue avec le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, pour évoquer l’état des droits de l’homme dans le monde et le soutien croissant du Luxembourg au travail du Haut-Commissaire et de son Bureau.

Les discussions ont notamment permis de mettre en évidence les dangers de la montée du populisme, du nationalisme et de la démagogie en Europe et aux Etats-Unis. A l'instrumentalisation de la peur et des instincts nationalistes et autoritaires par certains hommes politiques, le ministre Asselborn et le Haut-Commissaire Zeid ont, d’une même voix, opposé l'agenda universaliste des droits humains.

Le ministre a également rencontré le Directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), William Lacy Swing pour évaluer les tendances en matière de migration et faire le point sur la coopération entre l’OIM et le Luxembourg. Cette coopération porte notamment sur la réinstallation et la relocalisation de réfugiés et sur le retour volontaire et la réintégration de migrants. L’échange de vues a permis de faire le point sur la situation sur le terrain, en particulier en Libye et au Niger, et sur la négociation du pacte mondial sur les migrations à l’ONU et le rôle de l’OIM dans ce contexte.

 

  

Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes

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