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Message pour la Journée Zéro Discrimination

Publié le vendredi 02 décembre 2016

Marc Angel

  
Président de la Commission des affaires étrangères et européennes, de la défense, de la coopération, du développement et de l'immigration, Chambre des députés du Luxembourg
Champion de l'objectif 90-90-90 d'accélération du traitement de l'ONUSIDA

  
1er mars 2016

 
L'appel porté par la Journée Zéro Discrimination me tient particulièrement à coeur.
Un monde où chacun serait libre de vivre tel qu'il est et d'aimer la personne de son choix est une aspiration formidable et estimable.
Ce que prône avant tout le message Zéro discrimination, c'est d'accepter et d'apprécier la diversité dans la société, de faire tomber les obstacles juridiques et sociaux qui bloquent l'accès aux services et aux opportunités et de combattre les attitudes qui dénigrent, excluent ou marginalisent des personnes ou des groupes parce qu'ils sont perçus comme différents.
En réalité, une distinction entre « eux » et « nous » n'a pas lieu d'être ; nous sommes tous des personnes et avons tous le droit d'être qui nous sommes sans craindre la stigmatisation et la discrimination. C'est un droit humain fondamental.
La stigmatisation et la discrimination brisent des vies et amènent celles et ceux qui en sont victimes à vivre en marge de la société. Dans le pire des cas, elles peuvent tuer en entravant l'accès de ces personnes à des informations et des services essentiels.
En tant que champion de l'objectif 90-90-90 d'accélération du traitement de l'ONUSIDA, je sais que l'élimination de la discrimination a aussi sa place dans une politique de santé publique. Parce que la non-discrimination n'est pas seulement un droit humain fondamental mais aussi un principe incontournable pour créer des sociétés plus justes pour tous, où chacun vivra en meilleure santé.
Dans les établissements de santé, par exemple, nous devons créer des environnements où il sera possible de se rendre sans crainte pour bénéficier du dépistage du VIH et se faire soigner si nécessaire. Cela est essentiel pour atteindre l'objectif 90-90-90 d'accélération du traitement de l'ONUSIDA à l'horizon 2020, et inscrirait la communauté internationale dans la dynamique pour mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030.
L'expérience de ces trente dernières années montre que les pays qui prennent des mesures pour réduire la stigmatisation et la discrimination dans le cadre des soins de santé et dans la société au sens large sont ceux qui réussissent le mieux à réduire l'impact du VIH. Il faut mettre cette leçon à profit partout, et de façon particulièrement urgente auprès des personnes et dans les zones les plus touchées par le virus.
Où qu'elles vivent, les personnes pour lesquelles l'accès aux services est aujourd'hui problématique – les professionnels du sexe, les consommateurs de drogues injectables, les personnes transgenres, les personnes handicapées, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les jeunes femmes, par exemple – ont besoin d'être écoutées, soutenues et dotées des moyens nécessaires pour prendre des décisions concernant leur vie, leur santé et leur bien-être.
Elles doivent prendre la place qui leur revient dans la société. Des sociétés inclusives apportent plus de bonheur, une meilleure santé et plus de prospérité.
Nous n'avons pas encore atteint l'objectif d'un monde sans discrimination mais il est plus que jamais indispensable de porter le message.
Soutenez la Journée Zéro Discrimination !

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www.unaids.org

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