Recherche avancée

Genève > Actualités > La 41ième Session du Conseil des droits de l’homme à Genève >

La 41ième Session du Conseil des droits de l’homme à Genève

Publié le lundi 08 juillet 2019

Lundi le 24 juin 2019 s’est ouverte la 41ième session du Conseil des droits de l’homme au siège de l’ONU à Genève. La 41ième Session du Conseil des Droits de l’Homme évoquera notamment les droits des femmes et des personnes âgées, aussi bien que les problématiques du changement climatique, de la santé mentale, de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre et de nombreux autres domaines concernant les droits politiques, civils, économiques, sociaux et culturels.

La Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mme Michelle Bachelet, a soulevé dans son discours d’ouverture plusieurs situations critiques des droits de l'homme. Elle a mis un accent particulier sur la situation des combattants de l'État islamique et de leurs familles en Syrie et en Irak. La Haute-Commissaire a également abordé les événements inquiétants en Arabie Saoudite, en Iran, au Sri Lanka, au Soudan, au Myanmar et aux Philippines.

Mme Bachelet a terminé son discours avec plusieurs exemples de bonnes pratiques. Elle a ainsi mis en avant la Tunisie pour ses efforts en vue de réformes constitutionnels et législatifs, le Panama pour ses efforts en matière de reddition des comptes et le Portugal, comme exemple à suivre en termes d'accès des migrants au marché du travail.

Intervention du Luxembourg au 41ième Conseil des droits de l’homme à Genève.

Le Luxembourg est intervenu à propos des sujets suivants :

  • Dans son intervention lors du Débat général sur le compte rendu oral de la Haute-Commissaire, le Luxembourg a tenu de relever la politique en matière de drogues et d’inclusion des migrants au Portugal. De plus, le Luxembourg s’est prononcé être préoccupé de la situation des droits humains en Libye, notamment à cause du conflit en cours, ainsi qu’en ce qui concerne les droits des réfugiés et les poursuites pénales contre les personnes qui aident les migrants et réfugiés. De même, le Luxembourg s’est montré inquiet face à la situation au Soudan et dans la province du Xinjiang.
  • Lors du dialogue groupé sur l’orientation sexuelle et l’identité du genre, le Luxembourg a pu constater qu’il existe des obstacles posés par la mise hors loi et d’autres facteurs institutionnels de stigmatisation empêchant toute estimation précise du nombre de personnes victimes dans le monde de violences et de discriminations en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Pour faire face à ce problème, le Luxembourg a fait appel à tous les États d’abroger les lois qui érigent en infraction certains types d’orientation sexuelle ou d’identité de genre et a souligné que la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre ne sont jamais justifiées et doivent être condamnées.
  • Dans la discussion sur les droits de l’homme des migrants , le Luxembourg a salué l’initiative du Rapporteur spécial de consacrer la partie thématique à l’impact de la migration sur les femmes et les filles migrantes, dans une perspective de genre, étant donné que les femmes représentent la moitié de la population migrante internationale. Ayant rappelé que le Luxembourg était le premier pays à accepter les réfugiés dans le cadre du mécanisme européen de relocalisation en novembre 2015, la délégation luxembourgeoise a soutenu l’appel du Rapporteur spécial à tous les États de respecter, protéger et mettre en œuvre les droits de l’homme de toutes les femmes et filles migrantes.
  • Dans le contexte du droit de réunion pacifique, la liberté d’association et la liberté d’expression, le Luxembourg reconnaît les avantages des technologies d’information et de communication, qui offrent des perspectives remarquables pour la jouissance des droits humains, notamment les droits civils et politiques. Le Luxembourg a aussi adressé les risques et les dangers des technologies de communication, qui peuvent être utilisées à des fins répressives par des gouvernements autoritaires ou des entreprises privées. S’exprimant pour une réglementation accrue du domaine du numérique, le Luxembourg a dit qu’il s’est engagé dans la création d’« un comité consultatif gouvernemental spécialisé en technologies et en éthique pour débattre des conséquences éthiques des technologies et prodiguer des conseils au gouvernement sur les risques potentiels et les impacts sur la société. »
  • Lors du dialogue groupé avec le groupe de travail sur les entreprises et les droits de l’homme, le Luxembourg a rappelé qu’avec le poids économique, social et parfois politique que les entreprises et surtout les entreprises multinationales disposent dans le monde d’aujourd’hui, elles portent une responsabilité considérable en termes de respect des droits de l’homme. Les politiques des Etats et les entreprises jouent donc un rôle substantiel dans le maintien et le respect des droits humains,
  • Dans le dialogue sur la violence à l’égard des femmes et sur la traite des êtres humains, le Luxembourg s’est montré inquiet quant à un recul des droits des femmes et une opposition croissante contre l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes dans de nombreux pays dans le monde. Mentionnant la conférence internationale « Stand Speak Rise Up! » qui avait eu lieu à Luxembourg en mars dernier initié par Son Altesse Royale la Grande-Duchesse Maria Teresa pour donner la parole aux victimes. Le Luxembourg a expliqué que la lutte contre les violences à l’égard des femmes ne peut être envisagée comme un défi isolé, mais doit faire partie d’une politique intégrée de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes.
  • Dans le discours interactif avec la Commission d’enquête sur le Burundi et le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Myanmar, la délégation luxembourgeoise s’est exprimée être préoccupée par les rapports de violations et d’abus des droits humains, mais également par les conditions socio-économiques déplorables au Burundi et la décision des autorités birmanes de couper toutes les transmissions de données mobiles dans neuf zones urbaines des États de Rakhine et de Chin au Myanmar. Le Luxembourg a appelé les autorités burundaises et birmanes à mettre fin à l’impunité pour les violations des droits de l’homme et les crimes internationaux documentés par les entités onusiennes et de nombreux observateurs indépendants.
  • Lors du Dialogue interactif renforcé sur le Soudan , le Luxembourg a salué l’accord conclu par le Conseil militaire et les Forces pour la liberté et le changement au Soudan, qui constitue un espoir important pour le peuple soudanais, comme les efforts pour l’instauration de la paix au Soudan. Le Luxembourg reste néanmoins préoccupé par la situation des droits de l’homme au Soudan, notamment les attaques violentes qui ont eu lieues le 3 juin dernier, les nombreux morts et blessés parmi les manifestants pacifiques et toutes les violences sexuelles et sexistes. Le Luxembourg a appelé les autorités soudanaises à assurer un accès humanitaire sûr et sans entrave, à lever les obstacles à une distribution de l'aide humanitaire et à mettre fin aux impunités liées aux crimes et violations des droits de l’homme. Notre délégation a également communiqué son soutien à la formation rapide d'une autorité civile de transition, protégeant les droits de l’homme de tous au Soudan.

    

La coupole de la salle des droits de l’homme, réalisée par l’artiste espagnol Miquel Barceló.

 

Cette session du Conseil des droits de l’homme se tiendra jusqu’au 12 juillet (à suivre).

Retour