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La 42e session du Conseil des droits de l’homme (suite)

Publié le lundi 23 septembre 2019

En outre, le Luxembourg est intervenu lors du dialogue interactif avec la mission internationale indépendante d’établissement des faits au Myanmar, exprimant sa préoccupation face à la persistance des violences dans l’État de Rakhine, entre l’armée birmane (Tatmadaw) et le groupe armé « l’armée d’Arakan », ainsi que face aux restrictions continues de l’aide humanitaire. Le Luxembourg a ainsi exhorté le Myanmar à garantir les droits humains les plus fondamentaux des minorités ethniques et a exigé la mise en œuvre de garanties effectives pour la sécurité des réfugiés Rohingya retournant sur leurs terres, et la reconnaissance de la qualité de citoyens aux Rohingya. De plus, le Luxembourg a continué à encourager les autorités du Myanmar à accepter la compétence de la Cour pénale internationale ( voir texte intégral).

Pour ce qui est du débat interactif avec la Commission d’enquête sur le Burundi, le Luxembourg tout en remerciant la Commission d’enquête, s’est montré préoccupé de la persistance de violations massives des droits humains. La délégation luxembourgeoise a appelé le gouvernement à mettre fin à l’impunité pour les violations massives des droits humains au Burundi, dont certaines pourraient être constitutives de crimes contre l’humanité. Enfin le Luxembourg a exprimé son soutien au travail de la Commission d’enquête et a demandé à ce que son mandat soit renouvelé pour une année supplémentaire ( voir texte intégral).

Dans le contexte du débat général sous le point 4, le Luxembourg s’est montré préoccupé par les violences continues dans le territoire palestinien occupé et a joint sa voix aux appels à tous les acteurs de renoncer à la violence et de privilégier le dialogue et la diplomatie. A propos de la Syrie, la délégation du Luxembourg a également condamné les bombardements incessants à Idlib et a rappelé le gouvernement syrien et ses alliés internationaux leur responsabilité en vertu du droit international humanitaire. Finalement, le Luxembourg a exprimé sa préoccupation face à la persistance de la violence au niveau local au Soudan du Sud malgré l’accord de paix revitalisé signé il y un an. La prévalence toujours aussi élevée des violences sexuelles et sexistes constitue un sujet de préoccupation majeure, d’autant plus que les victimes de ces violences n'ont qu'un droit de recours limité, tandis que la culture de l'impunité continue à régner ( voir texte intégral).

Lors du débat annuel consacré à la prise en compte des questions de genre dans tous les travaux et mécanismes du Conseil des droits de l’homme, la délégation luxembourgeoise a souligné le fait que l’égalité entre les hommes et les femmes est une valeur universelle et a ainsi déclaré soutenir les efforts du Conseil des droits de l’homme de défendre l’égalité des genres dans tous ses domaines d’action. Le Luxembourg s’est doté de structures et de mécanismes pour veiller au respect de l'égalité des genres et pour renforcer celle-ci à l’intérieur du pays et dans ses institutions et s’engage également pour le maintien d’une parité 50-50 dans ses recrutements récents. Pourtant le Luxembourg a dû constater que ceci n’est pas une tendance générale dans tous les pays et a demandé au Vice-Président du débat ce qu'il faudrait faire pour traduire les discours en actions concrètes ( voir texte intégral).

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