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La conférence des donateurs sur la Syrie au Koweït

Publié le jeudi 23 janvier 2014

Sur invitation de l’Emir du Koweït, le ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg, Jean Asselborn, a participé à la conférence des donateurs sur la Syrie au Koweït, le mercredi 15 janvier 2014.

L’objectif de cette deuxième conférence des donateurs présidée par le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, était d’examiner la situation humanitaire en Syrie, où, selon les estimations, 9,3 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire. Les Nations unies et nombre d’ONG tirent régulièrement la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation humanitaire en Syrie, théâtre d’un conflit qui a fait en trois ans quelque 130.000 morts et 2,4 millions de réfugiés. Selon l’UNICEF plus d’un millions de ces réfugiés sont des enfants, dont plus de 425.000 sont âgés de moins de cinq ans. C’est donc la population civile qui souffre de ce conflit en premier lieu. Depuis le début des hostilités, près de deux-tiers des 91 hôpitaux publics ont été endommagés voire détruits et 62% des 658 ambulances sont actuellement hors service. De plus, 3 millions d’enfants ne peuvent plus fréquenter l’école et plus de 3.000 écoles ont été détruites, situation donnant lieu à toute une génération perdue, susceptible de reproduire l’expérience de la violence.

Dans son discours, le ministre Asselborn a souligné que la solution à l’enlisement syrien ne pouvait être que politique, et a rappelé l’importance de poursuivre les efforts au niveau humanitaire, en rappelant les dispositions de la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité du 2 octobre 2013 sur la situation humanitaire en Syrie adoptée à l’initiative du Luxembourg et de l’Australie. Il a appelé toutes les parties au conflit à respecter les droits de l’homme et le Droit international humanitaire, à garantir l’accès médical et à protéger les civils, les professionnels des soins de santé et les installations médicales. Il a insisté sur le fait que l’assistance doive parvenir à tous ceux qui en ont besoin, indépendamment de leur affiliation politique ou culturelle, et que la sécurité des prestataires de l’aide humanitaire doive être garantie.

Malgré les difficultés d’accès sur le terrain en Syrie, les travailleurs réussissent à acheminer chaque mois, au péril de leur propre vie, des articles de première nécessité à plusieurs millions de personnes. En guise d’exemple, au cours du mois de décembre, le Programme alimentaire mondial (PAM) a mis à disposition des aliments à plus de 3,8 millions de personnes et l’UNICEF a approvisionné plus de 10 millions de personnes en eau potable. Sans oublier l’OMS qui organise actuellement des campagnes de vaccination antipoliomyélitique de masse ciblant 22 millions d’enfants de moins de cinq ans en Syrie et dans les pays voisins. La conférence des donateurs a donné l’occasion à la communauté internationale de faire des promesses de don en réponse aux besoins humanitaires liés à la crise syrienne. Le ministre a annoncé que le Luxembourg s’engage en 2014 à faire des contributions financières à hauteur de 5 millions d’euros par le biais de ses partenaires, dont différentes agences des Nations unies, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le Syria Response Fund et des ONG luxembourgeoises.

L’ONU a lancé son plus grand appel humanitaire pour survenir aux besoins de la population syrienne, demandant la levée de 6.5 milliards de dollars  à la conférence des donateurs.

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