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La lutte contre le SIDA - Une priorité pour la Coopération luxembourgeoise
Le 1er décembre marque la journée mondiale de lutte contre le sida avec comme thème en 2014 "combler l’écart en matière de prévention et de traitement".
La Coopération luxembourgeoise fait de la lutte contre le sida une priorité depuis de maintes années et aujourd'hui elle est mise en œuvre majoritairement à travers les organisations internationales spécialisées, telles que l'ONUSIDA, l'OMS et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ainsi qu'à travers des ONG. Ces acteurs ont l'avantage de pouvoir atteindre les groupes vulnérables, marginalisés et souvent criminalisés qui n'ont pas toujours accès aux soins et services de santé nationaux.
Aujourd'hui nous nous trouvons à un point culminant dans la lutte contre le sida avec des progrès atteints qui, il y a dix ans de cela, étaient encore inimaginables. Plus de 14 millions de personnes nécessitant un traitement antirétroviral (ARV) y ont accès, comparé à 9,7 millions en 2012. Cela veut dire que nous allons atteindre, voire même dépasser, l'objectif de l'initiative conjointe de l'ONUSIDA, de l'OMS, du Fonds mondial et de PEPFAR, Traitement 2015, consistant à mettre sous traitement 15 millions de personnes d'ici fin 2015. Les avancées scientifiques impressionnantes nous permettent aujourd'hui de concevoir une nouvelle approche à la lutte contre le sida, et, à terme atteindre la fin de l'épidémie.
Dans ce contexte, l'ONUSIDA est en train de lancer son nouveau plan de traitement, Objectif 90-90-90, qui se base sur son principe des trois zéros - zéro nouvelle infection, zéro décès et zéro stigma et discrimination liés au VIH/sida - mais va encore plus loin. Afin de concevoir la fin du caractère épidémique du sida d'ici 2030, l'ONUSIDA compte, dans les prochaines 5 années, réussir à ce que 90% de personnes séropositives connaissent leur statut, 90% des personnes infectées soient mises sous traitement et 90% des personnes sous traitement aient une charge virale durablement supprimée.
Les avancées au niveau du traitement ARV font en sorte qu'il est de plus en plus utilisé aussi comme moyen de prévention (une personne suivant un traitement régulier dont la charge virale est diminuée, voire supprimée, n'est quasi plus contagieuse ou alors les ARV sont donnés en tant que prophylaxe aux personnes à haut risque). Mais l'utilisation des ARV en tant que moyen de prévention ne remplace pas des interventions de prévention compréhensives qui incluent des aspects de santé sexuelle et reproductive, dont entre autres la planification familiale; d'éducation et particulièrement l'éducation sexuelle; de comportements à adopter pour réduire les risques, etc. Il s'agit aussi d'adapter ces interventions aux populations ciblées dont les besoins sont souvent très différents.
L'Objectif 90-90-90 reconnait particulièrement ceux qui n'ont pas encore bénéficié des succès à ce jour, au niveau géographique et au niveau des populations. L'Afrique sub-saharienne reste la plus touchée avec les femmes et jeunes filles portant le plus lourd fardeau. Mais dans d'autres régions du monde les épidémies concentrées au sein des populations vulnérables sont en recrudescence et le rôle de l'ONUSIDA et de son plaidoyer politique en faveur de ces groupes devient de plus en plus important. Au niveau du traitement ARV une des plus grandes lacunes existe au niveau pédiatrique, manque de formulations pédiatriques d'ARV, de dispositifs de diagnostics spécialisés, d'accès aux services nécessaires, etc. L'ONUSIDA, ensemble avec l'OMS, le Fonds mondial, l'UNICEF, UNITAID, et des acteurs privés et de la société civile, ont élaboré un plan de réponse pour combler ces lacunes.
La Coopération luxembourgeoise maintient la lutte contre le sida comme priorité, retenue dans sa stratégie sectorielle santé 2014, et démontrée à travers ses contributions annuelles aux agences compétentes dans la matière. Rappelons qu'en 2014 le Premier ministre luxembourgeois a annoncé une contribution supplémentaire de 500.000 euro au Fonds mondial, ce qui a libéré des fonds additionnels des Etats-Unis et du Royaume-Uni, ramenant la contribution totale à plus de 750.000 euro. Cette année, le Luxembourg est aussi le membre siégeant au Conseil de coordination du programme de l'ONUSIDA représentant la Belgique, les Pays-Bas et le Portugal. La Coopération luxembourgeoise compte rester engagée dans la lutte contre le sida et veillera à ce qu'elle trouve sa juste place dans l'agenda de développement de l'après-2015.
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