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Le Burundi à l’ordre du jour de la CDH

Publié le vendredi 21 septembre 2018

Le Conseil des Droits de l’Homme a eu un tour de table sur la situation inquiétante au Burundi, occasion à laquelle le Représentant du Luxembourg a fait l’intervention suivante :

 

Monsieur le Président,

Le Luxembourg s'associe à la déclaration de l'Union européenne.

Ma délégation remercie la Commission d’enquête sur le Burundi pour son rapport. Malgré le fait qu’il ait dû être établi dans des conditions très difficiles, ce rapport est bien conforme aux standards internationaux reconnus en la matière.

Ma délégation ne cache ni sa grave préoccupation devant la situation des droits de l’homme au Burundi, ni sa profonde déception face au refus continu des autorités burundaises de travailler de bonne foi avec le dispositif des Nations Unies pour les droits humains.

Nous saluons la participation d’une délégation de haut niveau du Burundi aux discussions de ce Conseil.

Or, en vertu de la résolution 60/251, le Burundi en tant que Membre de ce Conseil a une obligation de coopérer pleinement avec le Conseil et donc notamment aussi avec les mandataires de ses procédures spéciales. Il est déplorable au plus haut point que les autorités burundaises aient choisi de s’isoler de la communauté internationale, notamment en déclarant persona non grata les membres de la Commission d’enquête et en refusant même de travailler avec les experts du Haut-Commissariat aux droits de l’homme.

Nous déplorons les accusations de « politisation » ou de « parti pris », qui n’ont aucun fondement et ne sont pas dans l’intérêt du Burundi et de sa population.

Les nombreux abus et violations des droits humains que la Commission d’enquête a rapportés, de même que son affirmation qu’il y a des motifs raisonnables de croire que les crimes contre l’humanité́ qu’elle a déjà énumérés continuent à être commis au Burundi, doivent pousser ce Conseil à l’action afin de permettre à la Commission d’enquête de poursuivre son travail.

 

Il importe de mettre un terme au climat d’impunité qui règne au Burundi. Il importe que les responsables de violations des droits de l’homme rendent compte de leurs actes, quelle que soit leur affiliation politique, afin que les nombreuses victimes obtiennent réparation.

 Merci pour votre attention.

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