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Treizième session extraordinaire de l’Assemblée générale sur le problème mondial de la drogue
Intervention de S.E. Mme Sylvie Lucas
Ambassadeur, Représentant permanent du Luxembourg
auprès des Nations Unies
New York, le 20 avril 2016
Monsieur le Président,
Le Luxembourg salue l’organisation de cette session extraordinaire de l’Assemblée générale qui nous permet de réaffirmer notre détermination commune à nous attaquer au problème mondial de la drogue et de passer en revue les progrès accomplis depuis 2009 dans la mise en œuvre de la Déclaration politique et du Plan d’action.
Face au problème mondial de la drogue, le Luxembourg plaide pour une approche plus équilibrée et plus intégrée privilégiant les aspects de santé publique, conformément au but original des conventions internationales de contrôle des drogues, et ceci dans le plein respect des droits de l’homme comme mentionné dans la déclaration de l’Union européenne à laquelle mon pays s’associe pleinement. Permettez-moi dans ce contexte de réaffirmer une nouvelle fois notre rejet catégorique du recours à la peine de mort en toutes circonstances.
Au moment de la dernière session extraordinaire sur les drogues en 1998, le Luxembourg comptait 8 usagers de drogues à haut risque parmi 1.000 personnes dans la population active. Aujourd’hui, cette même prévalence se situe autour de 5 personnes sur 1.000. Pendant ce même temps, la mortalité et la morbidité associées aux drogues ont également diminué significativement à l’échelle nationale.
Depuis 1998, nous avons adopté trois plans d’action nationaux, soumis à des évaluations externes, dont les résultats ont permis d’adapter les stratégies de réponse. Outre la diversification des mesures de prévention, de réduction des risques, d’offres de traitement et de réinsertion sociale, des projets pilotes ont été lancés, qui, entretemps, sont devenus partie intégrante de la panoplie de mesures nationales d’aide aux usagers de drogues, telles que l’ouverture d’une salle de consommation de drogues sous supervision médicale ou encore un programme d’échange de seringues en prison.
Le Luxembourg est aujourd’hui un des Etats membres de l’Union européenne avec la couverture la plus élevée d’usagers d’opiacés en traitement de substitution et avec un taux de mortalité toujours en recul.
Monsieur le Président,
Nous observons actuellement sur le plan national une offre significativement accrue de cocaïne qui est à l’origine d’une hausse marquée des injections et qui est en grande partie responsable d’une recrudescence des nouvelles infections au VIH.
Face à ces dynamiques émergentes, nous plaidons pour une stratégie proactive afin de contrecarrer les conséquences néfastes de nouveaux comportements d’usage, tout comme de la propagation de nouvelles substances psychoactives, et adaptative pour mieux calibrer notre réponse au problème, dans sa globalité.
Monsieur le Président,
Le problème mondial de la drogue est en constante évolution. Il s’agit de se donner les instruments nécessaires pour affronter les défis actuels et futurs en combinant les mesures dont l’efficacité est documentée, les bonnes pratiques et les politiques innovatrices afin de diversifier nos stratégies de réponse.
Nous espérons vivement que cette session extraordinaire et la déclaration finale que nous avons adoptée, notamment ses recommandations pratiques, nous donneront les moyens d’aborder et de combattre collectivement le problème mondial de la drogue.
Je vous remercie.













