Le Luxembourg participe à la 37ème session de l’EPU

La Représentation permanente du Luxembourg participe actuellement à la 37ème session de l’Examen périodique universel (EPU) par la soumission de recommandations à un certain nombre de pays dont les rapports sont examinés durant la session. Cette 37ème session a débuté le 18 janvier et se terminera le 29 janvier 2021.

Ainsi la Représentation permanente va participer aux examens de la Micronésie, du Liban, de Saint-Kitts-et-Nevis, de l’Australie, de la Sainte-Lucie, de l’Oman, du Myanmar, de la Géorgie, de Nauru et de Sao Tomé-et-Principe. Le Bureau du Conseil des droits de l’homme a décidé de continuer à tenir la session en mode quasi-entièrement virtuel en raisons des mesures relatives à la pandémie du Covid-19 mises en place par les autorités du canton de Genève.

Pour la Micronésie, le Luxembourg a félicité le pays pour la ratification de la Convention relative aux droits des personnes handicapées en 2016 et lui a recommandé d’adresser une invitation permanente aux rapporteurs spéciaux du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies ainsi que de mettre en place une institution nationale indépendante des droits de l’homme, conformément aux Principes de Paris.

La délégation luxembourgeoise a également félicité le Liban pour l’adoption de son premier plan d’action national « Femmes et paix et sécurité ». Le Luxembourg a ensuite recommandé au Liban de combattre les discriminations envers les travailleurs migrants et les réfugiés, d’interdire la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre et de lever toutes les restrictions à la liberté d’expression.

Pour l’EPU de Saint-Kitts-et-Nevis, le Luxembourg a recommandé entre autres de fixer l’âge du consentement au mariage à 18 ans, sans exception, d’adopter une législation nationale pour garantir l’accès à toutes les personnes aux services de santé sexuelle et procréative ainsi que de consacrer le droit à l’éducation pour tous dans la Constitution nationale et dans sa législation ainsi que de garantir la gratuité des douze premières années d’enseignement.

En ce qui concerne l’Australie, le Luxembourg a recommandé de mettre fin à la détention à l’étranger des personnes réfugiées ou demandeuses d’asile qui arrivent par la mer ainsi que de poursuivre les efforts entrepris dans le cadre de la stratégie « Closing the Gap » et mettre en œuvre d’autres programmes axés sur le respect, la protection et la réalisation des droits des peuples autochtones, en consultation avec la société civile.

La délégation du Luxembourg a félicité la Sainte-Lucie pour les différentes étapes franchies afin de mettre en place une politique visant à protéger et à soutenir la santé et les droits sexuels et reproductifs des enfants. Elle lui a recommandé entre autres de ratifier la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, de mettre en place une institution nationale des droits de l’homme conforme aux Principes de Paris et de prévoir des mesures efficaces pour détecter, prévenir et combattre la discrimination fondée sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle.

Concernant l’EPU de l’Oman, le Luxembourg a recommandé d’abroger les articles 225 et 226 du Code pénal et libérer immédiatement les femmes et les filles condamnées pour zina, de ratifier le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que de prendre des mesures immédiates pour que les défenseurs des droits humains et tous les acteurs de la société civile puissent mener leurs activités sans faire l’objet de menaces ni d’actes de harcèlement de la part des membres de la force publique.

Pour l’Autriche, la délégation du Luxembourg a recommandé entre autres d’enquêter systématiquement sur toutes les formes de racisme et de crimes de haine, d’engager des poursuites et punir les responsables conformément à la loi, de respecter son engagement de consacrer 0,7% du revenu national brut à l’aide publique au développement et d’adopter un plan d’action national sur les entreprises et les droits de l’homme.

Pendant la deuxième semaine de la 37ème session de l’EPU, Le Luxembourg a présenté des recommandations au Myanmar, notamment de coopérer sans réserve avec les experts et les mécanismes de responsabilisation internationaux, de mettre en œuvre sans délai les mesures conservatoires indiquées par la Cour internationale de justice en janvier 2020 et d’enquêter sur les violations des droits humains à large échelle, notamment les violences sexuelles documentées par la mission d'établissement des faits du CDH.

En ce qui concerne la Géorgie, le Luxembourg a recommandé entre autres de faire en sorte que tous les crimes motivés par la haine raciale donnent lieu à des enquêtes approfondies d’organiser des campagnes de sensibilisation sur la prévention de l’exploitation sexuelle des enfants à l’intention du secteur du tourisme et du grand public ainsi que de garantir un accès universel à des services de santé et de droits sexuels et reproductifs de qualité, y compris pour les femmes vulnérables, les personnes atteintes du VIH et les jeunes.

Pour Nauru, le Luxembourg a recommandé de ratifier les principaux instruments relatifs aux droits humains, dont notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, de mettre en place une institution nationale indépendante des droits de l’homme, conformément aux Principes de Paris ainsi que de protéger et préserver la liberté et l’indépendance des médias, notamment en supprimant les frais de visa prohibitifs destinés aux journalistes étrangers.

La délégation du Luxembourg a félicité Sao Tomé-et-Principe pour les progrès faits en matière de protection et de promotion des droits économiques et sociaux de la population santoméenne. Le Luxembourg a ensuite recommandé au Sao Tomé-et-Principe de poursuivre l'ambitieux programme de réformes institutionnelles décrit dans le rapport national avec l'appui des Nations Unies et des autres partenaires techniques et financiers ainsi que de ratifier le Statut de Rome de la Cour pénale internationale et les protocoles facultatifs à la Convention sur les droits de l'enfant.

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