Conseil des droits de l'homme 49ème session, rapport oral de la Haute-Commissaire et débat général (point 2)

La Haute-Commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet a présenté aujourd'hui son rapport oral au Conseil des droits de l'homme, adressant les principales situations de pays préoccupantes du point de vue du respect des droits humains, de la démocratie et de l'état de droit.  

 


Intervention de S.E.M. Marc Bichler, Représentant permanent du Luxembourg

 

8 mars 2022

 

Monsieur le Président,

 

Le Luxembourg s’associe pleinement à la déclaration de l’Union européenne.

 

Ma délégation remercie la Haute Commissaire pour son rapport annuel et confirme son attachement sans faille au mandat et à l’indépendance de la Haute-Commissaire et de son Bureau.

 

Madame la Haute-Commissaire,

 

Nous partageons votre préoccupation au sujet de l’impact dévastateur des conflits sur les droits humains des civils, surtout de personnes appartenant à des groupes vulnérables. Nous partageons votre indignation devant le traitement inhumain de réfugiés et migrants dans plusieurs pays, ainsi que devant la criminalisation de celles et ceux qui essayent de leur venir en aide.

 

Le Luxembourg est inquiet par le recul démocratique et les restrictions de l’espace civique que nous observons dans un nombre important de pays à travers le monde, notamment les changements inconstitutionnels du pouvoir dans un nombre de pays d’Afrique de l’Ouest.

 

La répression des droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion des organisations de la société civile continue de s’intensifier en Arabie Saoudite et en Chine. Dans ces pays, ainsi qu’en Egypte, au Vietnam et aux Philippines, la limitation des droits civils et politiques s’accompagne de représailles et de détention arbitraires de défenseurs et défenseuses des droits humains et de journalistes.

 

Nous sommes particulièrement préoccupés par les campagnes de désinformation et la répression des manifestations contre la guerre en Ukraine en Russie. Nous condamnons également fermement l’usage disproportionné de la force envers des manifestants pacifiques au Kazakhstan et au Soudan.

 

Monsieur le Président,

 

Le recul démocratique touche également les droits des femmes. En cette journée internationale des femmes, le Luxembourg tient à réaffirmer son engagement pour l’égalité des genres, la promotion des droits des femmes et la participation des femmes à tous les niveaux de décision. Ni la pandémie, ni le contexte de conflits doivent servir d’excuse pour restreindre les droits des femmes : les Etats doivent continuer à s’acquitter de leurs obligations fondamentales en matière de droits humains et répondre aux besoins différenciés des femmes et des filles, y compris en ce qui concerne leurs droits à la santé sexuelle et procréative.

 

Je vous remercie de votre attention.